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	<description>La pair-aidance au service du rétablissement</description>
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		<title>Quand le noir était partout &#8211; témoignage d&#8217;une traversée</title>
		<link>https://pairseverer.fr/2026/04/16/quand-le-noir-etait-partout-temoignage-dune-traversee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ptshon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 14:04:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dépression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Témoignage de Sophie, 38 ans &#8211; en rétablissement depuis 18 mois Thèmes : Dépression · Idées noires · Espoir Je [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://pairseverer.fr/2026/04/16/quand-le-noir-etait-partout-temoignage-dune-traversee/">Quand le noir était partout &#8211; témoignage d&rsquo;une traversée</a> appeared first on <a href="https://pairseverer.fr">Pair-severer</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Témoignage de Sophie, 38 ans &#8211; en rétablissement depuis 18 mois</em> <em>Thèmes : Dépression · Idées noires · Espoir</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Je ne sais pas comment commencer. Peut-être par là : pendant deux ans, je ne voulais plus être là.</p>



<p>Pas forcément mourir d&rsquo;une façon précise. Juste&#8230; disparaître. Que ça s&rsquo;arrête. Le matin en ouvrant les yeux, la première pensée c&rsquo;était : encore.</p>



<p><strong>Ce n&rsquo;était pas la tristesse qu&rsquo;on voit dans les films</strong></p>



<p>La dépression que j&rsquo;ai vécue, ce n&rsquo;était pas pleurer dans un bain avec une bougie. C&rsquo;était me lever, habiller mes enfants, aller travailler, sourire aux collègues &#8211; et ressentir absolument rien. Un vide total. Comme si quelqu&rsquo;un avait éteint quelque chose à l&rsquo;intérieur.</p>



<p>Je fonctionnais. De l&rsquo;extérieur j&rsquo;avais l&rsquo;air bien. C&rsquo;est ce qui est épuisant dans la dépression masquée : personne ne voit, et vous non plus vous ne comprenez pas vraiment ce qui se passe.</p>



<p><strong>Le moment où j&rsquo;ai compris que c&rsquo;était grave</strong></p>



<p>Un soir j&rsquo;ai regardé les médicaments dans l&rsquo;armoire de la salle de bain. Je n&rsquo;ai rien fait. Mais j&rsquo;ai regardé. Et quelque chose dans cette pensée m&rsquo;a fait peur &#8211; peut-être pour la première fois depuis longtemps, j&rsquo;ai eu peur pour moi.</p>



<p>Le lendemain j&rsquo;ai appelé mon médecin. Je lui ai dit exactement ça : j&rsquo;ai regardé les médicaments hier soir. Il m&rsquo;a donné un rendez-vous le jour même.</p>



<p><strong>Ce que j&rsquo;aurais voulu qu&rsquo;on me dise</strong></p>



<p>Ce n&rsquo;est pas une faiblesse. Ce n&rsquo;est pas dans la tête dans le sens où vous pourriez décider de guérir si vous vouliez vraiment. C&rsquo;est une maladie. Le cerveau souffre comme n&rsquo;importe quel autre organe peut souffrir.</p>



<p>Et les idées noires, les pensées de disparaître &#8211; ça ne veut pas dire que vous êtes fou ou folle. Ça veut dire que vous souffrez trop depuis trop longtemps et que vous avez besoin d&rsquo;aide maintenant.</p>



<p><strong>Ce qui m&rsquo;a aidée</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Parler à mon médecin sans minimiser. La première fois que j&rsquo;ai dit la vérité entière, quelque chose s&rsquo;est allégé.</li>



<li>Le traitement. J&rsquo;avais peur des médicaments. Ils m&rsquo;ont sauvé la vie.</li>



<li>Un groupe de parole. Entendre quelqu&rsquo;un dire exactement ce que je ressentais &#8211; cette solitude qui disparaît d&rsquo;un coup.</li>



<li>Appeler le 3114 une nuit où c&rsquo;était trop fort. La personne au bout du fil n&rsquo;a pas jugé. Elle a juste été là.</li>
</ul>



<p><strong>Aujourd&rsquo;hui</strong></p>



<p>Je ne vais pas vous dire que tout est parfait. Il y a des jours difficiles. Mais je suis là. Mes enfants ont leur mère. Et certains matins, en ouvrant les yeux, ma première pensée n&rsquo;est plus « encore » &#8211; c&rsquo;est juste la journée qui commence.</p>



<p>C&rsquo;est suffisant. C&rsquo;est même immense.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>Si vous vous reconnaissez dans ces mots &#8211; si vous aussi vous regardez parfois quelque chose et pensez à disparaître &#8211; s&rsquo;il vous plaît, parlez-en à quelqu&rsquo;un aujourd&rsquo;hui.</em></p>



<p><em>Le <strong>3114</strong> est disponible maintenant, 24h/24, 7j/7. Vous n&rsquo;avez pas à porter ça seul·e.</em></p>
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		<title>Il y a un jour où j&#8217;ai arrêté de faire semblant</title>
		<link>https://pairseverer.fr/2026/04/08/il-y-a-un-jour-ou-jai-arrete-de-faire-semblant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ptshon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 14:57:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Alcool]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Témoignage de Marc, 44 ans — en rétablissement depuis 2 ans Thèmes : Alcool · Rétablissement · Famille Je m&#8217;appelle [&#8230;]</p>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>Témoignage de Marc, 44 ans — en rétablissement depuis 2 ans</em> <em>Thèmes : Alcool · Rétablissement · Famille</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Je m&rsquo;appelle Marc. J&rsquo;ai 44 ans, je suis technicien de maintenance, père de deux fils. Et il y a deux ans, je suis arrivé pour la première fois à dire à voix haute une phrase que j&rsquo;avais refusé de m&rsquo;avouer pendant quinze ans.</p>



<p>Si vous lisez ça en ce moment, je pense que vous savez déjà de quoi je parle.</p>



<p><strong>Au début, c&rsquo;était juste pour décompresser</strong></p>



<p>Au départ, un verre le soir, c&rsquo;était la récompense de la journée. Tout le monde fait ça, non ? Un verre pour souffler. Et puis deux. Et puis la bouteille a commencé à vivre dans le frigo comme si elle m&rsquo;attendait.</p>



<p>Je n&rsquo;ai pas vu le glissement se faire. C&rsquo;est ça qui est traître avec l&rsquo;alcool. Il n&rsquo;y a pas de moment où tu te dis « ok, maintenant je suis accro ». Un jour t&rsquo;es quelqu&rsquo;un qui boit un verre de temps en temps. Le lendemain, enfin dix ans plus tard, tu te réveilles et tu penses à la bière avant d&rsquo;avoir mis les pieds au sol.</p>



<p><strong>Ma famille a vu avant moi</strong></p>



<p>Ma femme Sarah m&rsquo;a parlé une première fois. Puis une deuxième. Et une troisième. À chaque fois j&rsquo;avais une réponse. « C&rsquo;est le stress du boulot. C&rsquo;est la période. J&rsquo;ai le contrôle. »</p>



<p>Mon fils aîné a eu ses 12 ans en mars. J&rsquo;étais là physiquement. Mais je n&rsquo;étais pas vraiment là. Et lui, il le savait. Il n&rsquo;a rien dit. Mais j&rsquo;ai vu ses yeux ce soir-là. C&rsquo;est ce soir-là que quelque chose a craqué en moi.</p>



<p>Le lendemain matin, j&rsquo;ai cherché sur internet « comment savoir si je bois trop ». J&rsquo;ai eu peur des résultats. Mais je n&rsquo;ai pas fermé l&rsquo;écran.</p>



<p><strong>La première fois chez le médecin</strong></p>



<p>Je suis allé voir mon généraliste. Pas pour l&rsquo;alcool. J&rsquo;ai prétexter de la fatigue. Et lui, il a posé les bonnes questions. Sans me juger. Sans sortir de grand discours. Il m&rsquo;a demandé combien je buvais par semaine.</p>



<p>J&rsquo;ai dit un chiffre. Un faux chiffre. Mais c&rsquo;était déjà la première fois que j&rsquo;en parlais à quelqu&rsquo;un. Et il ne m&rsquo;a pas regardé différemment. Il m&rsquo;a juste dit : on peut travailler là-dessus, si vous voulez.</p>



<p>Ce « si vous voulez ». C&rsquo;est ce mot-là qui m&rsquo;a sauvegardé ce jour-là. Il ne m&rsquo;a pas imposé. Il m&rsquo;a laissé le choix. Et pour la première fois, j&rsquo;ai eu envie de choisir de prendre soin de moi.</p>



<p><strong>Ce que j&rsquo;ai appris depuis</strong></p>



<p>Je suis suivi depuis deux ans. J&rsquo;ai eu des hauts. Et des bas. Une rechute six mois après le début. Un week-end où je pensais que tout était foutu. Mais ce n&rsquo;était pas tout foutu.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>J&rsquo;ai appris que la rechute ne remet pas à zéro tout ce qu&rsquo;on a construit.</li>



<li>J&rsquo;ai appris qu&rsquo;on peut éprouver une envie intense de boire et ne pas céder. Que l&rsquo;envie passe. Toujours.</li>



<li>J&rsquo;ai appris que parler à quelqu&rsquo;un qui est passé par là, c&rsquo;est différent. Ils ne plaignent pas. Ils comprennent.</li>
</ul>



<p>Aujourd&rsquo;hui, je bois du café déca le soir. Mon fils m&rsquo;a demandé l&rsquo;autre jour si on pouvait faire du vélo samedi. Juste lui et moi.</p>



<p>J&rsquo;ai dit oui. Et j&rsquo;étais vraiment là.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>Si vous vous reconnaissez dans ce témoignage, vous n&rsquo;êtes pas seul·e. Le premier pas peut être très petit — parler à un médecin, appeler le 3114, ou simplement lire un autre témoignage ici.</em></p>
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